| jeudi 14 septembre 2006, a 13:34 |
| FAIROUZ |
De son vrai nom Nouhad Haddad, Fairouz naît le 21 novembre 1935 dans le village de Ddayeh (nord Liban). C’est dans un quartier populaire de Beyrouth, qu’elle part s’installer avec ses parents, issus d’une famille paysanne.
Celle qui devient, par la suite, une des plus grandes vedettes de la chanson arabe, débute sa carrière en 1947 alors qu’elle participe à la chorale de Mohamed Fleifel. Halim El roumi, directeur de la radio "Mahattat Ach-Charq Aladna" l’auditionne avec des chansons de Farid Al Atrache et Asmahan. Convaincu de son talent, il lui ouvre les portes de la radio et lui compose même des chansons. L’idée du nom de scène "Fairouz", c’est lui !
C’est aussi chez Halim El roumi que Erreur ! Signet non défini.Fairouz rencontre les frères Rahbani. Entourée de ces trois compositeurs avant-gardistes, Fairouz marque une rupture totale avec la tradition. Place à un cosmopolitisme enrichissant pour la musique arabe des années 40 et 50 ! Dans cette recherche du renouveau, Fairouz apporte sa voix pure et la richesse infinie d’inflexions. Toute en demi-teinte, sa façon de chanter, est porteuse d’une certaine mélancolie et de la nostalgie du temps qui passe. Sa voix séraphique, émane, dit-on, des jardins d’Eden.
Les frères Rahbani (Assi et Mansour) décident, en collaboration avec le groupe argentin, Eduardo Bianco, de donner à cette jeune artiste un répertoire nouveau. Mélange de folklore national et de musique d’Amérique du Sud, c’est la grande époque d’Azzaroura, de Ya Hneyina, Ya Ghzayel et Nahna Ouelqamar Jian !
Ce nouveau style suscite immédiatement la réaction des traditionalistes. Ils la perçoivent, comme une "hérésie". Ni une, ni deux, les frères Rahbani répliquent par Ila Raaya et par un Dawr de Sayed Derwiche, "Zourouni Kol Sana Marra". Cette œuvre est composée dans la plus pure tradition, mais reste doter d’une orchestration moderne.
Fairouz sait faire valoir ses capacités et son immense talent ! Elle interprète des « Mouwachahs » et des « Qacidas » tout en étendant son répertoire à des chansons modernes. Les pleurs et les gémissements sont bannis de son interprétation. Les textes, hors des sentiers battus de la poésie classique, sont transfigurés par son interprétation très personnelle et par sa sublime voix.
Désormais sa route est tracée. Place à la gloire ! Elle épouse Assi Rahbani en 1954.
En 1957, la chanteuse inaugure le Festival de Baalbek où elle rencontre enfin le public. Son triomphe est tel, qu’en 1960, la Syrie, lui ouvre à son tour ses portes, et l’invite à la biennale de Damas. Du sketch musical, à l’opérette populaire, la chanson des frères Rahbani reste dans la plus pure tradition classique. On trouve des œuvres arabo-andalouses, des Mouwachahs et des Qacidas, toutes, diffusées sur les radios de Damas.
Pendant l’année 1971, Fairouz et les fréres Rahbani entament une longue tournée à travers les Etats-Unis. Le succès devient alors "interplanétaire" ! La chanteuse se produit au Carnegie hall à New York mais aussi à l’Albert hall à Londres à l’Olympia à Paris, bref, tout le monde la demande !
Fairouz devient ainsi la vedette incontestée de tout le monde arabe, et non plus du seul Liban. Elle en est la voix et lui reste fidèle. Fairouz est la seule artiste à n’avoir jamais quitté ces terres, malgré la guerre et les propositions alléchantes d’un exil doré à Amman, au Caire et à Rabat.
Elle chante non seulement le Liban mais aussi la Palestine, la Syrie, La Mecque, sans pour autant renier ses origines chrétiennes. Elle interprète même un grand nombre de chants religieux pour Pâques et Noël.
Après une absence totale de la scène durant la guerre civile, c’est à Beyrouth, en 1994, que l’artiste donne un nouveau concert. En 1998, elle s’installe à Baalabek. Aujourd’hui, Fairouz continue à enflammer les planches du monde entier...
Pour plus d'infos : www.fairouz.com
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| jeudi 22 juin 2006, a 12:16 |
| ASMAHANE |
Asmahne, de son vrai nom Amal, sœur du grand Farid Al Atrach, est née en 1918 dans les montagnes du Druze. A cette époque, le Liban et la Syrie ne sont pas encore sous mandat français. En 1920, son père est nommé gouverneur de la province de Demergi.
Asmahane quitte le Liban pour la Turquie. Mais quatre ans plus tard, à la mort de son père, toute la famille émigre en Egypte. La petite princesse connaît alors une vie de privations et de manques. D’origine noble, sa mère, la princesse Alya, est réduite, pour subvenir aux besoins de ses enfants, à chanter dans des clubs privés. Bercés par la musique, les cinq enfants de cette famille d’artistes, chantent. Seuls deux d’entre eux vont connaître le succès !
Le talent d’Asmahane est découvert par Mouhammad Al Qasabji, relayé par Daoud Housni. Celui-ci, dit-on, est à l’origine du nom d’artistique d’Asmahane.
Parmi les influences de la jeune femme, la musique occidentale. Elle a une bonne connaissance du chant européen. Nulle doute qu’elle s’est servie de cette influence dans ses interprétations.
On pense notamment à "Dakhalt marra fignina", de Mid’het Assem, et à "Ya tûyûr", de Kassabgi. Mais c’est avec le titre "Aleïk salat l’Allah", composée par Farid El Atrash, que la carrière de la chanteuse démarre ! Bande originale du film "Mahmal El-Esharif", le titre est d’abord interprété par Farid, son frère. Mais c’est la version d’Asmahane que le producteur préfère. Et voilà que sa voix et son style dominent vite le paysage musicale, et la chanson arabe des années trente !
Tous les compositeurs d’Oum Kalltoum (à l’exception de Zakaria Ahmed ) veulent travailler avec la jeune femme. Dès le début, l’artiste ne se contente pas d’interpréter les travaux d’un seul compositeur. Asmahane travaille avec Faïza Ahmed et Warda mais collabore aussi avec Kassabgi, Riad Sombati et même Abdelwahab (dans l’Opérette "Magnûn Leïla" et dans le film "Yûm saïd"). On la voit, avec Farid, dans les films "Intissar echabab" et "Gharam wentiqam" .
De fait, Asmahane a interprété des chansons de gens "éveillés". Grâce à son talent, elle réussit à "intriguer" des oreilles habituées à la musique traditionnelle. La chanson "Ayûh ennaïmû", de Riad Sombati, dans le film "Gharam wentiqam" prouve qu’il est possible d’apporter une interprétation fortement dramatique à la chanson arabe, sans perdre son caractère oriental. Asmahane meurt en 1944 dans un accident de la route. Cette tragédie est, paraît-il, causée par la guerre des services secrets au Caire. Nous sommes en pleine seconde guerre mondiale.
Partie trop tôt, Asmahane laisse une influence considérable dans le chant arabe. Elle modifiera le cours de l’évolution de la musique arabe. Alors qu’Oum Kaltoum a apporté au chant classique, une perfection surpassant les grands maîtres du style, Asmahan, elle, a enrichi la chanson arabe en ouvrant une fenêtre sur la musique du monde occidental. Chant arabe, façon classique ou mélopées dans la plus pure tradition occidentale, quelque soit le répertoire, Asmhane assure. La maîtrise dont elle fait preuve est impressionnante ! L’artiste a su convaincre la plupart des auditeurs arabes rompus au classicisme. Talent oblige ! |
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| mercredi 31 mai 2006, a 23:03 |
| Nancy Ajram |
Nancy Ajram est une chanteuse libanaise née à Achrafieh, un quartier de Beyrouth le 16 mai 1983. Elle a été nommée par l'hebdomadaire états-unien Newsweek comme l'une des chanteuses les plus influentes du monde arabe en 2005. Ses multiples opérations chirurgicales en ont fait une icône de la beauté libanaise. Elle rivalise dans le cœur des adolescents du Moyen-Orient et du Monde arabe en parallèle avec les chanteuses Elissa et Haifa Wehbe.
Elle commence à chanter jeune en participant à des concours pour la Lebanese Broadcasting Corporation, chaîne de télévision libanaise en arabe. Elle gagne un concours en chantant pour la chanteuse Oum Kalthoum à l'emission Nogoum Al Fan (Les étoiles de la chanson) sur Future TV. Elle a été élue successivement en 2003 et 2004 meilleure chanteuse arabe par le magazine "Zahrat el Khalij". Elle est désormais l'image médiatique de Coca-Cola en monde arabe, après avoir été celle de Pepsi.
www.nancyajram.com
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| mercredi 31 mai 2006, a 22:55 |
| WARDA EL DJAZAIRIA |
Née en 1940. La plus grande cantatrice actuelle du Monde arabe est née à Puteaux, près de Paris d’un père algérien originaire de Souk Ahras (à l’Est du pays) et d’une mère libanaise. Sa carrière débute très tôt, en 1951, comme présentatrice de l’émission enfantine qu’Ahmed Hachelaf produisait à la RTF. Elle chantera ensuite au Tam Tam, la boite que son père possède au Quartier Latin, jusqu’en 1958, date où elle fut contrainte, de se réfugier à Beyrouth tout en continuant à interpréter des chansons militantes. Elle retrouve le pays après l’indépendance, se marie, se consacre à sa famille jusqu’au moment où le président Boumediène la relance en 1972. Elle entame la deuxième partie de sa fabuleuse carrière en rejoignant l’Egypte où elle travaille avec les plus compositeurs et se hisse très vite au tout premier rang de la chanson arabe qu’elle occupera trois décennies durant. Elle est la seule interprète arabe à pouvoir dépasser les frontières linguistiques et musicale du Monde arabe du Golfe à l’Atlantique. Celle qui est considérée comme la reine du « tarab », un des styles musicaux les plus authentiques basé sur le registre émotionnel, n’a pas peur de prendre des risques, de les assumer et de les dépasser. Son répertoire alternant au gré de l’actualité, mélodies d’amour et chants patriotiques, comprend près de 300 chansons. Warda eut un parcours à la mesure de son appartenance au patrimoine universel, tout en symbolisant la complémentarité entre le Maghreb et le Machreq, les deux versants du monde arabe. |
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| jeudi 11 mai 2006, a 18:35 |
| AMR DIAB |
Issu d’une famille d’artistes de la grande bourgeoisie égyptienne, Amr Diab naît le 13 octobre 1961 à Port Saïd, en Egypte.
Il a six ans, lorsqu’il est invité par le Gouverneur de la ville. Son père, Abdul Basset Diab occupe alors le poste de Président de la Construction Maritime et Navale du Canal de Suez. Amr effectue sa première prestation de chant à la Radio Egyptienne. Il interpréte l’hymne national, à l’occasion du vingt-troisième festival du Port Said. Conscient de son talent, Amr entame des études de musique à l’Université d’Art du Caire, où il obtient son diplôme de fin d’études en 1986.
Son premier album, "Ya Tareeq", est un succès immédiat et marque le début d’une grande carrière. Le voilà propulsé au rang des plus grandes stars de la musique arabe. Amr devient célèbre grâce à un style nouveau et à ses rythmiques. Un style que l’on nomme, dans le monde arabe, "la Musique Méditerranéenne". Un ingénieux mélange de sonorités occidentales et arabes.
De 1992 à 1996, Amr reçoit quatre disques de platine. Les chaînes satellites et les télévisions le désignent "Meilleur Chanteur" dans le Monde arabe. Mais Amr Diab innove aussi dans le domaine de l’audiovisuel. Il devient le premier artiste arabe à tourner un clip vidéo.
Mais ce n’est pas tout ! Ses talents révélés de comédien, lui valent deux rôles principaux dans les films "Dhahk We La’ab" (le Rire et l’Amusement) de Tarik al Telmsani et « Ice cream » de Khairi Bishara. Mais retour à la chanson. L’album « Nour El Ain » ("l’œil de l’esprit") produit par Alam al fan en 1996 remporte un véritable succès.
Il enregistre les meilleures ventes d’album jamais réalisées par un artiste arabe et le clip du titre « Nour El Ain », devient une des plus grosses productions audiovisuelles dans le monde de la chanson arabe. Mais c’est avec le titre phare de l’album « Habibi », qu’Amr Diab remporte la palme ! Il bénéficie d’un succès dépassant, de loin, les limites des frontières arabes.
En 1997, la chanteur se voit attribuer trois récompenses au Festival annuel de la Musique Arabe ( Meilleur Clip, Meilleure Chanson et Artiste de l’année). L’année suivante, il reçoit, à Monaco, un triple album de Platine pour les ventes de « Nour El Ain », ainsi que le prix Worldwide Music Award dans la catégorie Musique du Monde. Cette récompense est la première du genre pour un artiste d’origine arabe.
C’est au Caire, que son album « Awedony » sort en juillet 98. Le succès continue et renforce sa popularité. Place à un « best of » début 1999, avant la sortie, en juillet, de « Amarain », déjà salué comme le meilleur travail de sa carrière. Au programme, des duos avec Khaled et la diva grecque, Angela Dimitrou.
Pour finir, l’album « Tamally maak » voit le jour en octobre 2000. L’opus consacre Amr Diab comme l’artiste le plus populaire du monde arabe...
Discographie :
Ya treek,
Tamally Maak, Octobre 2000
Best Of Amr Diab, 1999
Awedony, 1996
Nour El Ain, Juillet 1997
Références :
Biographies arabes : Le rebelle. Amru diab, star du 20ème siècle.
Site internet : http://www.amrdiab.net/ |
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| commentaire(s) | ASMAHANE iman (09/05/2009 22:05)Asmahen je t'ai... ASMAHANE la belle asmahane (10/03/2009 20:28)Pour moi je vois que... |
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